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Comment le bien-être affecte les performances au travail ?

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Le

27 Juillet 2021

par

Dolipharm Team

On entend souvent qu’une entreprise heureuse est plus performante, mais sur quoi repose cette affirmation ? Quels sont les liens subtils entre bien-être, performances et productivité ? Découvrez pourquoi (et comment) investir dans le bonheur au travail !

 

 

Le constat : les salariés heureux sont 13% plus productifs

 

Une chose est sûre, le bonheur au travail est plus que jamais dans l’air du temps ! Les entreprises ne se sont jamais autant inquiétées du bien-être de leurs collaborateurs. En plus de batailler pour les premières places des classements « Great place to work », elles prennent des mesures en ce sens, ou créent un poste de Chief Happiness Officer ( « responsable du bonheur» en français). D’autres mettent en place leurs propres programmes santé et bien-être, désormais indispensables dans les multinationales et les entreprises qui comptent.

 

Autant le dire de suite : si le bonheur au travail reçoit autant d’attention, c’est aussi qu’il existe une forte corrélation entre productivité et bien-être. Ce constat a encore été validé par une étude de l’école de commerce de l’Université d’Oxford en 2019. Son résultat est sans équivoque : les salariés heureux seraient en moyenne 13% plus productifs.

 

Ce pourcentage est le fruit de 6 mois de données collectées auprès de 1800 employés des centres d’appel British Telecom. Les chercheurs ont mis en place un questionnaire quotidien envoyé par email, permettant d’évaluer son bien-être avec une note de 1 à 5. Les données, croisées avec l’assiduité, les ventes réalisées ou la satisfaction client, ont toutes abouti à la même conclusion : le bien-être personnel est toujours corrélé à des performances plus élevées et à plus de productivité.

 

Le rapport varie forcément selon les entreprises et les secteurs, mais l’étude confirme l’intuition de chacun : plus on est heureux, plus on est efficace au travail. Mais comment expliquer cette corrélation ?

 

 

Les effets du bien-être sur les performances et la productivité

 

Pour les psychologues du travail comme pour l’encadrement, ça ne fait aucun doute : plus on est heureux, et plus on est motivés, énergiques, créatifs. Le gain est d’ailleurs d’autant plus net pour les tâches créatives. Pour tous les collaborateurs, le bien-être se traduit par un meilleur engagement et plus d’adhésion à la mission de l’entreprise – autant d’effets positifs pour l’employeur.

 

Le bien-être est un terme valise pour plusieurs éléments qui ont tous un effet bénéfique sur les performances. Par exemple, on va avoir tendance à donner le meilleur de soi-même lorsqu’on se sent considéré, estimé ou en harmonie avec ses collègues.

 

L’adhésion à la mission de l’entreprise est directement liée à la quête de sens, un concept lui aussi en vogue. Loin d’être neutre pour les performances, il souligne le lien essentiel entre motivation et bonheur. Tous ces éléments qui composent le bien-être vont en fin de compte améliorer de façon certaine notre rendement au travail.

 

 

Le mal-être au travail mine l’entreprise

 

Le bien-être améliore d’autant plus les performances que l’inverse est aussi vrai. Il existe des corrélations fortes entre mal-être au travail et baisse de la productivité. Les collaborateurs malheureux sont plus exposés au stress et aux burnouts. Une mauvaise ambiance va rejaillir sur l’entourage professionnel direct et peut aboutir à un plus fort taux d’absentéisme – dont le coût pour les entreprises françaises est évalué à 107 milliards d’euros par an (étude Sapiens).

 

 

Bien-être au travail : de nombreux avantages collatéraux en plus des performances

 

Il est certain que le bien-être n’a pas que des bénéfices pour la performance, mesurée pour l’occasion en productivité horaire. Il libère aussi des avantages collatéraux ! Il permet de réduire nettement l’absentéisme, le turn-over, les burnouts.

 

Pour les arrêts de travail, les arrêts longs sont de plus en plus nombreux : ils représentaient 9% du total en 2019, et 12% en 2020 (Source). D’une durée moyenne de 94 jours, ces arrêts longs sont un casse-tête pour la productivité des entreprises.

 

Autre avantage collatéral : le bonheur a un caractère contagieux. Une politique de bien-être en entreprise va avoir des effets vertueux sur le climat de travail, mais aussi sur les clients ! Plus de bonheur au travail entraîne une meilleure adhésion de votre clientèle. En B2C comme en B2B, il améliore la rétention, la loyauté et les ventes, boostant efficacement la CLV (Customer Lifetime Value) de chaque client.

 

Une marque employeur beaucoup plus performante

 

Enfin, l’effet sur le turnover est crucial pour les entreprises qui peinent à recruter des talents. Un climat de bien-être au travail permettra de conserver ses éléments les plus performants – parfois pour toute la durée d’une carrière.

 

C’est d’autant plus important que le turn-over peut coûter très cher. Quand on additionne les coûts d’un recrutement (de 3000 à 10.000€ pour un cadre selon les estimations), de l’onboarding et de la formation, il devient extrêmement rentable de prendre toutes les mesures pour le faire baisser – notamment avec des programmes bien-être en entreprise.

 

 

Comment améliorer le bien-être au travail et booster la productivité ?

 

13% de productivité en plus, voilà qui a de quoi motiver toutes les actions qui vont dans le sens du bien-être ! En effet, les gains (quantifiables ou non) rentabiliseront la plupart des mesures et autres leviers de bonheur au travail qu’actionnent chaque jour les entreprises.

 

La considération ressentie par les employés

 

Avant d’investir dans l’aménagement des bureaux et des salles de pause, les conditions de travail sont une base indispensable. Les employés heureux disent se sentir considérés par leur employeur.  On ne s’y attend peut-être pas, mais le salaire est loin d’être le premier critère déterminant sur ce critère !

 

C’est plus souvent la prise en considération des compétences et des qualités humaines qui est mise en avant. Selon une étude d’O.C. Tanner menée aux États-Unis, 79% des travailleurs démissionnaires ont mentionné le fait de ne pas se sentir appréciés comme une des clés de leur départ.

 

La considération inclut le fait de se sentir impliqués dans le fonctionnement interne de l’entreprise. Les consultations internes des collaborateurs sont perçues comme très positives pour le bien-être. Les opportunités individuelles sont également à prendre en compte : la possibilité d’évoluer dans l’entreprise et de se former sont corrélées au bien-être au travail.

 

Des aménagements pour le bien-être

 

Généralement, il y a une très bonne perception de tous les aménagements qui permettent d’améliorer l’équilibre vie privée / vie professionnelle. Cela peut inclure des mesures de flexibilité pour passer en télétravail partiel ou complet, en responsabilisant les collaborateurs et en les consultant sur les meilleures solutions d’après eux.

 

L’aménagement des espaces de travail est également important. Derrière le cliché de la table de ping-pong pour les startups, c’est toute l’expérience des bureaux (parfois en flex office) qui est en train de se réinventer. L’essentiel étant, là aussi, de consulter les employés pour les impliquer dans les transitions à l’œuvre. Les besoins remontés peuvent ainsi faire apparaître le réaménagement via la qualité de l’air, la lumière, la ventilation, le mobilier ergonomique, etc…

 

Remettre du sens dans le travail, à travers la culture d’entreprise


Voici un autre levier d’action pour l’entreprise : le sens du travail est plus que jamais un composant essentiel du bien-être. On a beaucoup parlé des « bullshit jobs », des emplois sans utilité perçue, car ils minent la productivité et la motivation des employés. Cette tendance nous rappelle de ne pas sous-estimer le rôle que joue le sens dans le bonheur au travail, un lien tout simplement indissociable.


Pour Michel Crozier, sociologue spécialisé dans le monde du travail, la culture est l’un des trois piliers d’une entreprise qui fonctionne (avec la simplicité et l’autonomie). Cette culture, insufflée par l’employeur, intègre de plus en plus des concepts de mission, de raison d’être et de sens. Cela ne concerne pas que les nouvelles générations, plus sensibles à cette quête de sens ! Selon une étude de l’Apec de 2019, 51% des cadres jugent très important d’exercer un travail qui a du sens.

 

Évènementiels et programmes bien-être en entreprise

 

Ensuite, des entreprises mettent en place de l’évènementiel, une proposition servicielle/hospitalité ou encore des activités bien-être pour les employés.

 

Cela passe de plus en plus par les programmes bien-être et santé en entreprise, véritable marqueur des entreprises qui s’impliquent dans le bonheur au travail. La tendance est déjà bien engagée : d’après le dernier baromètre Santé et QVT par Malakoff Humanis, 56% des salariés estimaient que leur entreprise se préoccupait de leur bien-être en 2019.

 

 

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